Youpee ! J’ai enfin pu remettre les mains dans la terre… depuis le temps que j’en rêvais !
Je me suis inscrite au stage de trois jours proposé par les ateliers pratiques plastiques amateurs (PPA) des beaux arts de Lyon , avec José Silva da Fonseca.
La première journée a été difficile... un peu seulement : problème de connexion du rétroprojecteur qui mettait la présentation du cours en péril, mais pendant le temps de la réparation nous avons dessiné Arthur (le squelette de l’atelier) sous toutes les coutures… Moyen pour José de capter assez vite notre façon de regarder d’une part et de retranscrire d’autre part… Puis il nous a exposé très clairement l’ossature de l’homme, sa musculature, insistant sur les points d’intérêts en sculpture. C’était très intéressant, j’ai même accepté la proposition du prof de photocopier une bonne partie des documents qu’il nous montrait et dont beaucoup donnent des éléments de comparaison entre les éléments.
Pour être tout à fait honnête, quand j’ai vu que de retour du repas de midi, il rebranchait l’appareil, mon moral en a pris un bon coup, morte d’envie que j’étais de mettre enfin les mains dans la terre d’une part, et ma vieille cervelle ayant atteint un point de saturation quant à l’acquisition de nouvelles informations quand même pas évidentes à assimiler d’un coup !
Mais bon, il nous a finalement assez vite demandé, à partir d’un demi-pain (5kg), de bâtir la cage thoracique d’Arthur à l’échelle, puis nous avons construit l’omoplate, puis la clavicule, mises successivement en place sur la cage avant de placer le trapèze !
Mais le lendemain, le modèle était là (Florence, ma préférée). Et il lui a demandé une pause peu confortable : les reins soulevés par un polochon, torsion du basin une jambe repliée l’autre tendue, idem pour les bras et la tête tournée. Qu’elle soit ici remerciée d’avoir tenu deux jours dans cette position, et d’avoir malgré ses protestations, dû affronter les jets intempestifs de nos vaporisateurs !
Avec les cinq kilos de terre de la veille nous avons bâti le tronc, mis en évidence la cage thoracique, la torsion du bassin… Et pas question d’à peu près, José veille au grain… Il faut tout vérifier, tout mesurer… Nous n’étions que 6 mais c’était déjà beaucoup tout le monde ne travaillant pas au même rythme, difficile de tourner correctement devant le modèle qui reste lui fixe sur sa planche…
C’est réellement une toute autre approche de modelage que celle
que m’avait enseigné DIADJI. D’abord on ne pétri pas sa terre, on l’utilise directement et avec ses outils, l’intervention directe des doigts restant exceptionnelle (et j’ai bien du mal). Mais ça
m’a plu, c’était génial, j’ai vidé le corps en cours, transportée avec beaucoup de soins à la maison, il me reste encore à vider la tête et à reprendre les mains, puis les effets de la gravité
sur la masse musculaire qui se sont effacés pendant le vidage et le transport…
Donc bien du travail encore ! Mais une chose est sûre : je m’inscris à son cours l’an prochain : pourvu que j’y ai de la place !